Malade, patient, usage... ? Quel est notre «statut» ?
Éditorial du PARKINSONIEN INDÉPENDANT N°28 –mars 2007
Le hasard (mais y a-t-il un hasard ?) de nos lectures nous a conduit, dans ce numéro, à privilégier notre statut face à la maladie :
- Avec la recherche médicale : la génétique va-t-elle nous «décréter» susceptible de développer la maladie avant tout effet indésirable et ainsi nous «stigmatiser» par avance ?
- Devant une enquête proposée par l’un d’entre nous : sommes nous prêts à nous investir personnellement dans ce travail qui nous concerne tous ?
- Dans nos engagements associatifs qui ont permis l’évolution de l’INSERM : longtemps bastion de la connaissance distanciée du malade considéré jusqu’alors comme un «objet» d’étude, il est devenu «sujet» et partenaire de cette recherche !
- Mais aussi, la loi qui vient à notre secours et nous permet aujourd’hui d’exiger de pouvoir obtenir les garanties d’une assurance, comme tout un chacun lorsqu’il demande un prêt...
- Et ces multiples témoignages des «aidants» qui nous disent leur désarroi, leur fatigue mais aussi leur joie et leurs espoirs...
Voila quelques thèmes de réflexion qui nous conduisent à nous poser la question du «comment je vis ma maladie» ? Suis-je le SUJET de ma vie ? Ou bien en suis-je devenu le jouet et donc l’OBJET de tous les soins de mon entourage ? Ce qui peut être confortable, avouons le… !
Il ne s’agit pas de porter un quelconque jugement de valeur sur les uns et sur les autres – je m’en garderais bien – mais d’aider la réflexion de chacun dans sa situation qui lui est singulière et dont il peut encore peut-être rester pleinement «acteur».
Voilà ce que la relecture de cette revue m’a inspiré. Bonne chance à tous et merci à nos fidèles lecteurs qui nous apportent leur contribution.
Jean GRAVELEAU
graveleau.jean2@wanadoo.fr
Écrit par gp29 le 18 octobre 2007 à 10:14
