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23 août 2006

Des troubles du sommeil aux conséquences multiples

Les troubles du sommeil dans la maladie de Parkinson combinent :

La fragmentation du sommeil

Le tremblement de repos doit normalement s'estomper avec le début du sommeil, parfois il peut reprendre en cas d'éveils nocturnes et entraîner une fragmentation du sommeil.

Mais aussi d'autres troubles moteurs peuvent être présents chez les patients parkinsoniens dont certains sont liés aux complications motrices du traitement dopaminergique : les fluctuations motrices nocturnes, les dyskinésies et les dystonies douloureuses. Il faut aussi noter que des myoclonies nocturnes fragmentaires des extrémités peuvent survenir pendant la phase de sommeil lent léger.

Le syndrome des mouvements périodiques du sommeil touche environ un tiers des patients parkinsoniens. Il est souvent associé au syndrome des jambes sans repos. Il se traduit par une extension rythmique du gros orteil et une dorsiflexion du pied survenant à des intervalles plus ou moins réguliers.

L'akathisie nocturne
C’est une sensation subjective d'impatience empêchant le patient de rester immobile. Elle survient chez les patients qui bougent peu.

Sa caractéristique principale est que, contrairement au syndrome des jambes sans repos, elle n'est pas soulagée par le mouvement ou l'activité.

Les parasomnies sont fréquentes dans la maladie de Parkinson :

cauchemars, vocalisations nocturnes, hallucinations nocturnes, épisodes de somnambulisme, terreurs nocturnes, attaques de panique et troubles du comportement en sommeil paradoxal. Ces phénomènes peuvent être en partie provoqués par la prise de lévodopa et (ou) d'agonistes dopaminergiques.

Les troubles du comportement en sommeil paradoxal
Ils se manifestent par un comportement auto- et (ou) hétéro-agressif exprimant le vécu d'un rêve. Ils peuvent précéder les troubles moteurs dans l'histoire de la maladie.

Les troubles respiratoires
Les apnées obstructives et centrales sont fréquentes.

La somnolence diurne excessive
Elle est la conséquence des troubles du sommeil, des troubles de l'humeur et (ou) du traitement dopaminergique, peut être observée, même en l'absence de troubles du sommeil. Elle est plus fréquente en cas de troubles du système nerveux autonome. Quelle que soit sa cause, la somnolence excessive pendant la journée est responsable de la détérioration de la qualité de vie des patients et parfois d'accidents de la voie publique, d'autant plus qu'elle peut se manifester de manière brutale et irrépressible (v. échelle Epworth).

La prise en charge de ces troubles du sommeil impose à la fois des mesures aspécifiques et spécifiques de la maladie. Une consultation au laboratoire du sommeil peut vous être proposée par votre médecin.

Il est important de recommander des mesures d'hygiène qui peuvent contribuer à l'amélioration de la qualité du sommeil :

La somnolence pathologique - somnolence diurne excessive - est la survenue d'endormissements à des moments où il faudrait rester éveillé. Elle doit être recherchée systématiquement lors de tout interrogatoire du patient et de son entourage. En effet, le sujet minimise souvent sa somnolence et de plus peut ne pas prendre conscience de son endormissement. Cette somnolence est plus évidente pour l'entourage. Elle peut être atténuée ou masquée lors de moments de forte motivation, concentration, stimulation, Mais elle est rapidement démasquée lors de situations calmes ou monotones: tâche ennuyeuse, environnement calme, réunion, conduite automobile... Il y a alors un risque d'endormissement brutal.

On parle d’ «attaques de sommeil ».

COMMENT OBJECTIVER LA SOMNOLENCE

Dans la maladie de Parkinson, la somnolence excessive pendant la journée est fréquente.

Elle contribue à la détérioration de la qualité de vie des patients et a été incriminée dans la survenue d’accidents de la voie publique.

Les patients victimes de ces accidents ont décrit des accès brutaux de sommeil ou attaques de sommeil », suite à la prise de nouveaux agonistes dopaminergiques.

En fait, ces accès de sommeil irrépressible constituent le point culminant d'une somnolence excessive préexistante qui se trouve exacerbée par un effet sédatif supplémentaire apporté par l'adjonction d'un agoniste dopaminergique quel qu’il soit.

L'échelle de somnolence d'Epworth

Chaque patient parkinsonien doit avoir un carnet avec des échelles d’Epworth à remplir tous les trimestres et à montrer à son médecin traitant. C’est l’outil le plus utilisé en pratique clinique de routine pour quantifier de manière subjective la somnolence. Cette échelle comprend 8 situations de votre vie quotidienne au cours desquelles vous devez évaluer le risque de vous assoupir.

Elle est efficace pour prédire les endormissements au volant.

Une somnolence pathologique doit être suspectée à partir d'un score de 10/24 sur cette échelle.


UNE CONTRE-INDICATION À LA CONDUITE AUTOMOBILE

Somnolence au volant = danger !

Et la loi à cet égard est stricte.

En effet, l'hypovigilance, quelle que soit son origine, contre-indique la conduite automobile!

L'arrêté ministériel du 7 mai 1997 du code de la route stipule que les pathologies du sommeil et les troubles de la vigilance (apnée du sommeil, narcolepsie, hypersomnie idiopathique, …) sont en principe une contre-indication à la conduite de tout véhicule. Il est du rôle du médecin traitant d'en informer son patient afin d'évaluer les conséquences de cette somnolence sur ces aptitudes professionnelles notamment en ce qui concerne la conduite automobile.

Écrit par gp29 le 23 août 2006 à 19:35

Commentaires

bonjour, ma mère souffre de la maladie de parkinson elle dort pas elle fait des cauchemars ont sait plus quoi faire aider mois s.v.p

Écrit par: terbeche le 04 avril 2007 à 12:20

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