Les troubles de la déglutition
Les troubles sont en général minimisés par le patient et c’est une erreur.
Les troubles de la déglutition sont fréquents dans la maladie de Parkinson, mais la difficulté d’avaler affecte surtout les stades avancés de la maladie et accompagne les autres signes axiaux marquant le déclin moteur :
- troubles de l’articulation des mots, troubles de la marche et du contrôle de la station debout.
chutes.
Votre médecin vous expliquera que l'évolution des troubles de la déglutition nécessite une démarche clinique précise visant à reconnaître les facteurs de gravité.
L'interrogatoire, par votre médecin, permet de préciser :
- la durée des repas,
les habitudes alimentaires,
une sensation de «blocage»,
la survenue de toux et de fausses routes,
des sensations d'étouffement ou d'étranglement ou une perte de poids.
L'examen médical permet surtout d'évaluer l'état dentaire, qui est complété par une nasofibroscopie et (ou) un transit radioscopique.
La prise en charge des troubles de la déglutition (dysphagie) passe aussi par un meilleur équilibre de l'état moteur.
Certains médicaments comme la lévodopa d'action rapide (p. ex. Modopar dispersible), ou l'apomorphine par voie sous-cutanée (Apokinon), peuvent entraîner un bénéfice chez certains patients.
Le contrôle d'un éventuel reflux gastro-resophagien ou de nausées par un autre médicament prescrit par votre médecin, pris avant le repas, est très utile.
Il faut conserver un bon état buccodentaire et traiter de manière adaptée l'édentation.
Des petits moyens sont parfois suffisants:
ergonomie des couverts,
confort de l'installation pour les repas,
fractionnement des repas,
posture adaptée (assise antéfléchie),
modification de texture (haché. mouliné)
épaississement de l'eau, eau gazeuse et (ou) froide, paille, verre à bec verseur, etc.
Pour la prise en charge des troubles de la déglutition, il ne faut pas négliger les retombées sur la déglutition des méthodes de rééducation, en particulier orthophonique (méthode de Lee-Silverman).
Quand l'alimentation orale n'est plus sûre, la gastrostomie s'impose et doit être anticipée ou proposée en cas de signes de gravité. Tout doit être fait pour éviter l’infection pulmonaire de déglutition, une des causes de décès les plus fréquentes de la maladie de Parkinson avancée.
Écrit par gp29 le 21 août 2006 à 08:44
