Addiction aux jeux et traitements dopaminergiques
Publié le 16 janvier 2005 à 23:01paru dans Le Parkinsonien Indépendant n° 19 - décembre 2004
Nous avons reçu deux notifications d’addiction aux jeux survenue chez des patients traités aux agonistes dopaminergiques.
Le premier cas concernait un homme de 58 ans sans antécédent psychiatrique, traité au Norprolac* (quinagolide) pour un adénome hypophysaire. Ce patient a développé une addiction aux jeux de hasard (machines à sous) constatée après trois mois de traitement associée à une sexualité compulsive 2 mois plus tard.
Le second cas concernait une femme de cinquante ans, sans antécédent psychiatrique traitée pour une maladie de parkinson. Cette patiente a présenté une addiction aux jeux de hasard (machines à sous, vidéopoker) environ six mois après le remplacement du Réquip (ropinirole) 12 mg/j par Celance (pergolide) 2 mg/j en association à Modopar 50 mg/j et Comtan (entacapone) 1 g/j non modifiés.
Les patients ont fait l’objet d’un suivi psychiatrique. Dans le premier cas une réduction de la posologie de moitié permettait une amélioration symptomatique avec normalisation de la sexualité mais persistance d’une certaine compulsivité pour le jeu également observée dans le second cas.
La chronologie permet d’évoquer la responsabilité de la prise d’agoniste dopaminergique comptez tenu de l’absence d’antécédent chez ces patients de 50 ans même si la possibilité d’un terrain prédisposant ne peut être écartée.
Au plan bibliographique on trouve des cas d’abus de produits anti-parkinsoniens agonistes dopaminergiques conduisant à une escalade des posologies par le biais d’une pharmacodépendance à la Lévodopa (stimulation de la voie dopaminergique du plaisir et de la récompense suivi d’une élévation du seuil de sensibilité). Des modifications comportementales à type d’irritabilité, d’achats compulsifs voire d’hypersexualité ont été observées. Ces effets sont à rapprocher des conduites addictives aux jeux de hasard observées dans les deux cas qui nous ont été rapportés.
Extrait du bulletin Niçois de pharmacovigilance
Lu par Jean GRAVELEAU
6 Commentaires »
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Bonjour,
mon père a la maladie de parkinson depuis 9 ans.
Il est devenu joueur compulsif et a perdu 100.000 euros aux jeux cette année.
Je voudrais pouvoir rentrer en contact avec des les chercheurs qui ont publié cette études ou rencontrer d’autres gens qui ont cette maladie et ce problème avec le jeu compulsif
Commentaire par Alexandre — 4 décembre 2005 #
Un certain nombre de cas nous ont été cités relevant de l’addiction au jeu. Une amie, médecin et Parkinsonienne elle-même, s’est penchée sur la question. Vous pourriez vous adresser à elle avec profit. Il s’agit de Anne FROBERT et sonadresse Email est la suivaante: annefrobert@wanadoo.fr
Amicalement
Jean Graveleau, directeur de publication
Commentaire par GRAVELEAU JEAN — 19 janvier 2006 #
bonjour , je suis agé de 45 ans j’ai souffert en étant sous agoniste dopaminergique d’une forte aduction aux jeux d’argent mais ayant beneficier d’une implemtation d’un stimulateur , on m’a supprimé les agonistes dopaminergiques celance est réquipe et cette adduction aux jeux d’argent a disparut ,j’ai quand meme perdu plus de 100 000 euros , je trouve aberant a par pour le sifrol que cela ne soit pas indiqué sur les notices
Commentaire par arias jean-denis — 10 avril 2006 #
je suis âgée de 53 ans et parkisonienne depuis
l’année 2000 , depuis en traitement sur MODOPAR
REQUIP, PUIS CELNCE ET CE JOUR SOUS SIFROL,
je ne me contrôle plus et je suis devenue
très accro aux jeux …….
que faire, se soigner et devenir de plus en plus
appauvrie, ne plus se soigner et avoir toutes
les conséquences désastreuses de la maladie de
parkison??????
MERCI ME REPONDRE , ne peut on pas attaquer
car c’est grave de prescrire de tels médicaments
avec de tels effets secondaires???????
Commentaire par mouly — 21 octobre 2006 #
Il est vrai que des épisodes de jeu pathologique ont été décrits chez des patients atteints de la maladie de Parkinson traités par des agonistes dopaminergiques, dont le Requip - Ces données figurent désormais dans le résumé des caractéristiques des spécialités REQUIP.
Il existe une association des victimes d’intoxication et addictions médicamenteuses -
Vous pouvez consulter son site : http://www.aviamfrance.org
J’espère que vous trouverez là, l’aide que vous recherchez. bien amicalement - E. Six
Commentaire par Six Emilienne — 30 octobre 2006 #
Merci de m’avoir prévenu, c’est une information à la télé qui a attirée mon attention …. pastille bleue … et parkinson.Je devais commencer ce jour un traitement au MODOPAR, je suis alcoolique et sais combien les ravages dus aux addictions sont considérables et incontrolables,certains joueurs anonymes utilisent le programme des alcooliques anonymes pour s’en sortir. Tout en sachant qu’il y a une solution, éventuelle je ne vais pas prendre ce risque de devenir dépendant des jeux.
Merci à vous M Sezer
Commentaire par sezer — 6 novembre 2007 #